Généralités
La gestion de la fertilisation des végétaux fait partie des opérations ou taches les plus importantes dans la conduite technique des productions végétales.

La fertilisation des végétaux désigne l’opération d’apport des besoins des cultures ou végétaux en éléments fertilisants nécessaires à la croissance et au développement des plantes.
La fertilisation ou les éléments fertilisants font partie des facteurs limitants des productions végétales, principalement les macroéléments et essentiellement NPK (Azote, Phosphore et Potasse).
La gestion de la fertilisation des végétaux se base sur des programmes dites de fertilisation, l’établissement de ces programmes suit une logique sous forme de canevas qui peuvent légèrement variés d’une culture à l’autre (afin de bien calculer les besoins réels des cultures).
Dans cet article nous allons présenter les étapes essentielles à suivre pour déterminer correctement les besoins en éléments nutritifs des cultures et pouvoir établir un programme de fertilisation.
Nous allons présenter également quelques outils de vérification et de suivi des programmes de la fertilisation des végétaux et finalement le raisonnement de fractionnement des apports.
NB. Que le programme de fertilisation dépend essentiellement de la culture, âge de plantation en cas d’arboriculture, Densité ou peuplement et la Variété.
Table des matières :
Présentation de la fertilisation des végétaux
Comme précité, la fertilisation des végétaux signifie la tache d’apport les besoins en éléments fertilisants aux cultures ou végétaux, ainsi qu’entretenir les niveaux de fertilité de sol (c’est un point très important dans la gestion de la fertilisation, surtout dans quelques types d’apport).
Les éléments nutritifs font partie des facteurs limitants des productions végétales, principalement les macroéléments et essentiellement NPK (Azote, Phosphore et Potasse).
Les éléments fertilisants sont subdivisés en plusieurs catégories, les deux principales catégories sont :
Les éléments nutritifs indispensables (nécessaires à la croissance et au développement des plantes) et les éléments nutritifs bénéfiques (ne sont pas obligatoires pour une croissance et un développement corrects des plantes), ces deux catégories se composent de :
Eléments essentiels : cette catégorie est subdivisée à son tour en deux sous-catégories qui sont :
- Macroéléments : Azote (N), Phosphore (P), Potassium (K), Calcium (Ca), Magnésium (Mg) et Soufre (S).
- Oligoéléments ou les microéléments : Bore (B), Chlore (Cl), Cuivre (Cu), Manganèse (Mn), Molybdène (Mo), Fer (Fe) et Zinc (Zn).
Eléments bénéfiques : cette catégorie est composée de Cobalt (Co), Sodium (Na), Silicium (Si), Iode (I) et Vanadium (V).
Comme mentionné ci-dessus également, la gestion de la fertilisation des végétaux se base sur des programmes de fertilisation (établis par année et par culture), l’établissement de ces programmes suit des canevas qui peuvent légèrement variés d’une culture à l’autre.
Programme de la fertilisation des végétaux
Pour établir un programme de fertilisation, il faut suivre le canevas suivant :
Rendement Objectif et potentiel ?

Avant de penser à quoi que ce soit, il faut déterminer le rendement objectif en fonction de rendement potentiel de la culture, ce paramètre affectera le calcul de programme de fumure, car l’essentiel des exportations des cultures sont les exportations des fruits.
Le rendement des cultures est généralement exprimé en tonnes de fruits par unité de surface (hectare en générale).
Type de taille ?
Pour l’arboriculture en particulier, il faut tenir compte la taille des arbres dans le calcul des besoins annuels des vergers en éléments fertilisants, et également de la gestion de bois de taille (sorti, broyé, incorporé …etc.).
Les exportations les plus importantes pour l’arboriculture après les exportations des fruits sont celles liées au bois de taille, donc le type de taille et la gestion de bois affectera le calcul de programme final.
Après chaque taille, il faut déterminer (estimation) la quantité de bois éliminé par hectare.
Exportations ?
Pour ce point et de manière générale, il faut déterminer les exportations de toute partie de végétal qui va consommer des éléments nutritifs pendant sa formation ou production.
Pour chaque espèce existe des exportations de chaque partie de végétal (En arboriculture c’est les fruits et le bois de taille, pour les cultures maraîchères et les céréales c’est la totalité de la plantes).
Il existe plusieurs études faites pour la majorité des espèces végétales et parfois même pour quelques variétés en particulier, qui déterminent les exportations des cultures en éléments nutritifs.
La somme de ces exportations donne les besoins brutes des cultures en éléments nutritifs, ces besoins doivent être adaptés en fonction des conditions de la parcelle :
Gestion des adventices ?
Généralement la présence des adventices dans les parcelles doit être minimum possible ou carrément nulle (en ce cas le coefficient de majoration est égale à 0), dans le cas contraire et si la technique de la gestion des adventices admet la présence des adventices dans la parcelle pour n’importe qu’elle raison, il faut évaluer leurs densités.
Les adventices consomment une partie des apports, donc il faut déterminer un coefficient de majoration lié à ces pertes, généralement ne doit pas dépasser 10 %, sinon il faut revoir l’approche de la gestion des adventices.
Mode d’apport ?
Ce paramètre affecte également la quantité des apports des éléments nutritifs, par exemple l’azote se volatilise sous l’effet de la chaleur et elle se lessive si l’irrigation est gravitaire, le phosphore se rétrograde et la potasse se fixe par le sol.
D’où la nécessité de déterminer un coefficient de correction d’apports en fonction des cas.
En cas d’apport par irrigation localisée goutte-à-goutte ces pertes sont minimales, et peuvent même être ignorés, sauf dans des cas particuliers (ex. un sol avec un pouvoir de fixation de potasse élevé, un sol trop léger …etc.).
Type de sol et sa composition ?
Comme entamé dans le point ci-dessus, plusieurs paramètres de sol affecteront le pourcentage disponible aux plantes des éléments nutritifs apportés.
Le sol est également un fournisseur des éléments nutritifs pour les plantes, les apports de sol doivent être prises en considération lors de calcul des besoins des cultures en fertilisants.
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Contrôle de la fertilisation des végétaux
Il existe plusieurs moyens ou techniques de suivi et de contrôle des programmes de la fertilisation des végétaux, les principaux sont :
Analyse de sol ?
L’analyse de sol se fait généralement chaque deux (2) à quatre (4) ans en fonction de type de sol, le suivi de ces analyses indique l’effet des apports de la fertilisation sur la richesse de sol en éléments nutritifs.
Ce facteur permet de corriger les quantités d’éléments nutritifs apportés.
Analyse foliaire ?
L’analyse foliaire permet de suivre l’assimilation des éléments nutritifs apportés aux plantes et de faire les ajustements nécessaires.
Fractionnement de la fertilisation des végétaux
L’apport des éléments nutritifs aux cultures doit être fractionner en fonction des exportations de chaque stade de culture.

D’une façon générale pour chaque espèce se trouve un équilibre par stade de culture, et chaque stade de culture à un équilibre des exportations qui diffère des autres stades.
En fonction de ces équilibres (équations) la quantité des exportations totales est divisée sur les différents stades de cycle des cultures, afin de bien illustrer ce point, ci-après un raisonnement grossier de fractionnement des apports de la fertilisation des végétaux :
- Pour le stade de la culture ou l’activité/la croissance racinaire est plus importante, l’équilibre des éléments fertilisants prévoit plus de phosphore que les autres éléments.
- Pour les stades ou l’activité/la croissance végétale est importante (nouveau bois, feuilles, divisions cellulaires …etc.), l’apport d’azote est privilégié.
- Et pour le stade de grossissement et de la qualité des fruits, il faut apporter plus de potasse que les autres macroéléments.
NB. Que cet article n’a traité que le cas des cultures au sol, les cultures hors sol ont un autre raisonnement.
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